Religion pendant la Seconde guerre mondiale

Un examen des questions religieuses durant la Seconde guerre mondiale révèle l'impact culturel et social du conflit sur les Canadiens de l'arrière. Ce court essai identifie quelques constantes que les historiens pourraient trouver en examinant des sources sur la religion et les cultes, les convictions religieuses d'une personne, quelque soit sa croyance, et nous fournissant ainsi un cadre de travail interprétatif large pour ce qui est la guerre sur le front domestique.

Entre 1939 et 1945, le Canada était engagé dans une guerre totale. Tous les secteurs de la société étaient mobilisés. De nombreux hommes mais aussi des hommes s'enrôlaient pour combattre outre mer. Ceux qui ne pouvaient s'enrôler combattaient sur le front domestique et participaient à une variété de tâches de guerre, qu'il s'agisse de volontariat à la Croix Rouge, de travailler dans des usines de munitions ou simplement de respecter les règles du rationnement.1 Malgré le patriotisme ardent des Canadiens, la guerre provoquait des sentiments d'anxiété et d'inquiétude pour l'avenir. Tout comme pendant la Première guerre mondiale, de nombreux citoyens se tournaient vers les institutions qui leur offraient de la sûreté autant que de l'espoir dans ces temps incertains. Le Canada était essentiellement une nation chrétienne, et les Canadiens se tournèrent donc vers les églises pour se protéger de la tempête. Dans ces lieux de culte, les gens trouvaient de quoi les occuper et de quoi soutenir l’effort de guerre. Ils trouvèrent des communautés pour partager leur joie, leur douleur et leur chagrin. Ils trouvèrent un apaisement spirituelle dans les mots des ministres du culte, cherchèrent à trouver un sens au conflit au delà d'un simple affrontement entre le bien et le mal.

Le remarqué historien de la religion John Webster Grant a ainsi écrit au sujet de la tendance à l’observance religieuse de l'immédiat après Seconde guerre mondiale: “Ce qui s'est produit au Canada, et en Amérique du Nord en général, était si différent que cela reste une source de questionnement jusqu'à ce jour. Des hommes et des femmes qui n'avaient montré avant de partir à la  guerre qu'un intérêt superficiel pour la religion, en revinrent avec un enthousiasme qui défiait tous pronostics."2 Le retour à la pratique religieuse qui s’opérât au cours de la Second guerre mondiale était vraiment singulier. Quelque soit sa confession ou son credo, un individu pouvait trouver une communauté et un réconfort spirituel dans son église.

Pratiquer un culte voulait dire, comme c'est encore le cas aujourd'hui, rendre hommage ou prier un Dieu.3 Mais la pratique religieuse allait au delà de la simple référence au divin. Elle impliquait un sens partagé de la foi, du rituel et de la prière dans un groupe d'individus. A travers elle, les pratiquants trouvaient la communion et le sentiment communautaire. Même si des éléments de pratique religieuse étaient communs à différents cultes, les rites et rituels associés avec la foi différaient. Ainsi, elle incluait la confession et la communion pour ce qui est de l'Eglise catholique romaine. Mais même si les rituels des églises protestantes différaient légèrement, la recherche de l'affinité communautaire et du réconfort dans la prière restaient identiques. Des historiens ont retracés l'apparition de cette tendance vers le religieux à la fin des années trente. D'après Michael Gavreau et Nancy Christie, de nombreux responsables religieux “ont commencé à voir la Grande Dépression non pas comme le résultat d'un déséquilibre économique internationale produit par l'homme  mais aussi comme une grande crise spirituelle”.4 La Seconde guerre mondiale n'a fait qu'approfondir cette crise spirituelle.

La façon dont les gens pratiquaient leur culte et ce qu'ils retiraient de cette activité se reflètent dans une myriade de sources. Par exemple, les sermons révèlent la façon dont les ministres du culte essayaient de comprendre la guerre et comment ils cherchaient à présenter celle-ci à leur congrégation. Les périodiques religieux contiennent une pléthore d'article, d'éditoriaux, de lettres à la rédaction qui témoignent de la diversité des sentiments générés par la guerre; ils illustrent  l'engagement politique des Eglises et de leurs membres dans l'effort de guerre; ils révèlent les problèmes sociaux pour lesquels les Eglises demandaient des changements dans la société d'après guerre (alcoolisme, jeu de hasard, transgressions sexuelles ou encore délinquance juvénile); enfin, ils démontraient que la foi et la religion étaient convoquées pour appréhender et comprendre le conflit. Examiner ces documents et d'autres artefacts similaires nous offre la chance, à nous historiens, professionnels ou amateurs, de mieux comprendre l'attitude des gens au sujet de la pratique religieuse, de la religion ou de Dieu. L'étude de la religion durant la seconde guerre mondiale fournit un aperçu significatif de l'impact du conflit sur les Canadiens au-delà des compte rendus de bataille, de l'activité guerrière et des changements sociaux. S'intéresser à la religion met en lumière ce qui préoccupait les cœurs et les esprits des citoyens, et de nous dire ainsi comment les gens supportaient l'expérience de la guerre.

La masse d’information peut parfois nous déborder. De nombreuses questions émergent d'une telle étendue de documents. Dans quelle mesure l'étude de la pratique religieuse durant la Seconde guerre mondiale change notre compréhension du conflit? Que nous apprennent les documents sur les comportements des gens, sur leurs anxiétés comme sur leurs espoirs? Trois constantes émergent assez clairement lorsque nous examinons des documents et artefacts tels que des sermons, des périodiques religieux et des activités épiscopales. En premier lieu, la participation des individus à la vie paroissiale leur donnaient l'opportunité de participer matériellement à l'effort de guerre. En second lieu, au travers de débats théologiques ou de discussions sur des questions spirituelles, ces individus obtenaient une base pour donner un sens plus global à cette guerre, et ainsi de comprendre les implications futurs du conflit. En dernier lieu, examiner les activités des paroisses au cours de la guerre révèle l'évolution du sens de l'engagement des églises en tant qu'institution. Elles avaient besoin de trouver un moyen d'équilibrer les idées “traditionnelles” dont elles croyaient être bénéficiaires depuis les temps bibliques et la pression pour moderniser des vieilles institutions face aux réalités du monde de l'après guerre.   Voyons brièvement comme ces constantes sont nées de documents historiques.

Alors qu'ils envoyaient leurs fils, maris, pères et frères à la guerre, ceux qui restaient à l'arrière cherchaient à contribuer à l'effort de guerre par eux-mêmes, bien qu'ils ne puissent pas combattre. Il n'est pas surprenant que les églises aient émergé comme des lieux clés où les individus pouvaient organiser leurs efforts de guerre. Sous les auspices de la Croix Rouge canadienne, des groupes de femmes se sont formés pour produire des paniers pour l'outre mer, à collecter de l'argent pour les obligations de la Victoire, et à coudre des extra pour le paquetage des soldats. Par exemple à London, Ontario les églises « Metropolitan » et « First St. Andrews United » déployèrent beaucoup d'énergie pour la production de colis pour l'outre mer.  Dans les programmes distribués durant les services hebdomadaires, les groupes de femmes de l'église plaçaient régulièrement des publicités pour demander des dons d'argent, de chocolat, de conserves de fruits, de noix séchés et d'autres produits de ce type.5 Ces brochures appelaient aussi à des dons d'articles de couture pour la Croix rouge. En 1944, les femmes de l'église Metropolitan United Church avaient déjà cousu ou tricoté 7985 vêtements. L'église fonctionnait ici  comme un nœud vital pour la participation des femmes à l'effort de guerre et le partage communautaire. La pratique religieuse n'était ni exceptionnellement ni exagérément pieuse; au contraire, c'était un aspect de la vie quotidienne qui liait les uns et les autres dans une cause commune.

Les bulletins paroissiaux diffusés par les églises nous offrent un accès unique à leur vie quotidienne. Ces publications hebdomadaires mettaient en avant les réalisations de ces membres et de ces groupes, comme les envois de   vêtements pour les soldats outre mer. Les bulletins sur les réunions hebdomadaires de groupes comme la Société d'entraide des femmes ou le groupe de récupération  (qui collectait et recyclait les objets métalliques pour les donner aux forces armées) nous montrent que des communautés plus larges  travaillaient ensemble sur le front domestique. Ces bulletins et autres documents épiscopaux comme les programmes des services du dimanche indiquent non seulement une activité régulière de la part des membres de la congrégation mais aussi de leurs préoccupations spirituelles, ce qui nous mène vers notre second thème: comment la pratique religieuse influait-t-elle sur la façon d'envisager l'après conflit?

Au début de la guerre, un court article du Globe and Mail affirmait que “la guerre allait redevenir le sujet principal des sermons depuis les chaires de Toronto”.6  De fait, des journaux séculiers inclurent régulièrement des articles  sur des congrégations religieuses et leurs activités. Ils intégrèrent aussi des articles qui avait pour objectif d'entrer en osmose avec le lectorat et de tirer des enseignements de la guerre. En 1940, dans un article intitulé “La deuxième mi temps de la religion”, une anecdote relatait l'histoire d'un petit groupe qui demandait à Dieu de les délivrer car la vie ne valait pas la peine d'être vécue dans des temps si difficiles. Dieu demande alors à ce groupe qui se présente à lui pourquoi il souhaite mourir. Le groupe répond à l’unisson que la guerre à révéler une humanité si dégradé et asséché qu'elle tue mères et enfants et que cela n'est pas supportable. Dieu les flétrit et leur demande pourquoi il devrait défaire ce qu'il a fait avec amour. Il réprimande le groupe: sortir de cette guerre était leur tâche et elle ne se résoudrait pas par le suicide. Les gens ne pouvaient pas juste fuir les horreurs. La guerre était le signe que les peuples et les nations n'avaient pas appris à “vivre ensemble”, ils devaient faire plus d'efforts et relever le défi qui s'imposait à eux: construire la paix. Si l'esprit divin existait en toute vie, alors avec cet esprit et cette force les gens pourraient  trouver la volonté de persévérer et de forger la paix.7 Le message était clair.

Cette courte parabole délivrait un message profond au public: la force et l'espoir de persévérer face aux atrocités de la guerre venait de Dieu. La responsabilité du conflit et de sa résolution reposait dans le règne terrestre mais en vénérant le divin, il était possible de trouver le réconfort et le pouvoir de combattre le mal. La “deuxième mi temps de la religion”, impliquait donc l'acceptation personnelle de la culpabilité et de la responsabilité pour ses choix et ses actions mais aussi d'embrasser la foi et le bien pour rendre le monde meilleur. La croyance et l'action devaient travailler de concert. Dans des sources historiques comme les journaux, les historiens peuvent voir comme les individus comprenaient le présent. Ces documents dépeignaient aussi l'appréhension de l'avenir.

Les anecdotes religieuses comme celles que nous venons d'évoquer  manifeste la pénétration du religieux dans les forums et les médias. Croire signifie ici prendre ces responsabilités pour la paix à venir.

A l'évidence, la responsabilité personnelle et le devoir comptaient de façon prédominante dans les débats sur la guerre. C'était une part du devoir chrétien que de devoir agir et chercher la paix. Des documents à large diffusion, comme les programmes radio de CBC/Radio Canada faisait écho à ces sentiments. Au cours d'un programme radio diffusé et sponsorisé par le Programme de financement de guerre,  la lettre d'un soldat à son père était lue à haute voix. Dans cette lettre, le soldat rappelait à son père que la “guerre est l'affaire de tous”.8 Le message implicite faisait clairement écho au message religieux de responsabilité et de devoir personnels. Les émissions financées par le gouvernement  se faisaient les championnes du devoir dans l'optique de solliciter du soutien pour les obligations de la Victoire et  pour l'effort de guerre sur le front domestique.  Dans les congrégations religieuses, le devoir signifiait certainement le soutien à l'effort de guerre mais avait aussi une connotation spirituelle. Chaque individu avait la responsabilité morale d'agir pour le pays et de vivre an bon chrétien, en pratiquant des vertus telles que l'humanité, bénévolat, tempérance et justice.9

Gordon Spence Maxwell de l'Eglise Unie du Canada prêchait que la Seconde guerre mondiale, comme toute guerre, testait les valeurs au cœur de toute société. La guerre n'était pas seulement un défi économique ou social mais aussi un défi à la force spirituelle de la population. Dans un sermon de 1940, Maxwell plaçait la guerre dans le cadre d'un contexte sacré afin de comprendre les implications du conflit pour la communauté des chrétiens du Canada:

... Il est en fait vrai que dans ces jours où toutes nos énergies sont mobilisées par la poursuite de la guerre, nous sommes enclins à nous méprendre sur ce qui est en jeu, à oublier que la seule victoire pourrait aboutir à un retour de bâton terrifiant, si, en tant que vainqueurs, nous ne sommes pas préparés à reconstruire le monde et d'en faire un monde chrétien.10

Maxwell était confiant dans la victoire des alliées. Le vrai test, prédit-t-il, viendrait dans l'établissement d'une paix durable. Avec la guerre, l'opportunité de faire du Canada une nation forte et chrétienne se faisait jour. De tel sentiment offrait une balise d'espoir qui avait pour but de rassurer ou d'inspirer les citoyens qui se sentaient anxieux face à ce conflit global et à la menace sur leur liberté. En se fiant à Dieu, chacun pouvait se protéger de la tempête et mettre à nouveau sa liberté en sécurité.

Maxwell n'était pas le seul à propager ce type d'idées. Son message – se concentrer sur l'espoir, se fier à la Providence, prendre en compte les leçons du conflit pour apprendre et triompher du mal dans le monde- rencontrait une préoccupation sociétale en cherchant le sens profond de cette guerre et de ses implications sur le plan spirituel. Il n'est donc pas surprenant que de nombreux Canadiens se soient tournés vers les communautés religieuses pendant la guerre afin de trouver la force d'aider à faire revenir leurs êtres aimés. Alors que les gens se tournaient vers les églises, celles ci se tournèrent les unes vers les autres pour forger une communauté religieuse plus grande et plus forte. Cette impulsion coopérative fut particulièrement vraie dans les églises protestantes. La Seconde guerre mondiale rendit évident à de nombreux responsables religieux (particulièrement ceux des principales communautés protestantes comme les églises Anglicanes, Presbytériennes, et Unies) que leurs institutions devaient s'engager dans la coopération et le dialogue inter religieux.

William Gallagher, un ancien ministre du culte presbytérien qui avait rejoint l'Eglise Uni du Canada en 1925, appuyait fortement pour un plus grand œcuménisme au Canada.11 L'oecuménisme – la croyance en une unité chrétienne plus large qui priorisait la  collaboration sur les différences doctrinales12 - gagnait en popularité pendant la guerre. Selon l'historien britannique Michael Snape: “une culture chrétienne partagée pouvait au moins faire quelque chose pour atténuer les horreurs de la guerre moderne”.13

Au Canada, le Conseil canadien des Eglises fut fondé en 1944.14 Le CCE rassemblait les Presbytériens, les Anglicans, l'Eglise Unie, les Baptistes, l'Armée du Salut,  et d'autres petits groupes chrétiens avec un mandat commun. Ensemble ces groupes défendraient des positions sociales qui concernaient les Canadiens avec un poids plus grand, car ils représentaient un nombre plus important de Canadiens. Par exemple le CCE prit fait et cause pour le travail de la Croix Rouge. Après la guerre, il fit entendre sa voix pour une immigration plus importante et pour des programmes publics pour éduquer les citoyens dans la transition vers une nouvelle économie. La volonté des églises protestantes de se rassembler est révélatrice de l'effet du conflit global sur les institutions religieuses. Les églises aussi devaient s'adapter aux évolutions du temps afin de garder leur pertinence et leur crédit. Croire avait donc des implications à un niveau d'organisation plus large. Les prises de positions du CCE étaient aussi une forme d'engagement public et institutionnel. C'était un organe qui promouvait des changements plus important afin d'assurer une unité national et spirituel. En retour, une telle unité invitait les gens à continuer à faire confiance à leurs églises pour être des lieux où ils pouvaient travailler, vénérer et avoir un impact sur la société. Des documents comme ceux produits par le CCE sont des preuves du rôle élargi auquel les responsables religieux aspiraient. La pratique religieuse pouvait être très personnelle, mais la guerre en fit un acte public, aux connotations et aux conséquences tout aussi publiques.

La Seconde guerre mondiale a souvent été formulée en terme de vertu. La terminologie morale employées par les églises, les ministres du culte, les citoyens, les chapelains, liait la cause de la guerre à une cause spirituelle plus large. En pratiquant leur religion, les citoyens pouvaient participer à la guerre. Ils pouvaient trouver un but à leur action et un espoir pour l'avenir. Ils pouvaient participer à des institutions qui étaient prêtes à se moderniser et à s'adapter. Ces documents témoignent de la riche culture religieuse au Canada. Y prêter attention ne peut qu'enrichir notre compréhension du conflit. De surcroît, la recherche du religieux dans d'autres sources (peut-être plus séculières) approfondit notre compréhension historique de l'effet de ce conflit sur les citoyens canadiens.

Julia Rady-Shaw, Université de Toronto

Suggested Reading:

Abella, Irving and Troper, Harold. None is Too Many: Canada and the Jews of Europe, 1933-1948 (Toronto: Lester and Orpen Dennys, 1982)

Christie, Nancy and Gauvreau, Michael. A Full-Orbed Christianity: The Protestant Churches and Social Welfare in Canada, 1900-1940 (Montreal: McGill-Queen’s University Press, 1996)

Costello, John. Love, Sex, and War: Changing Values, 1939-1945 (London: Collins, 1985)

-----, Virtue Under Fire: How World War II Changed our Social and Sexual Attitudes (Boston: Little Brown, 1985)

Farrow, Douglas, ed. Recognizing Religion in Secular Society: Essays in Pluralism, Religion, and Public Policy (Montreal: McGill-Queen's University Press, 2004)

Faulkner, Charles T.S. “For Christian Civilization: The Churches and Canada’s War Effort, 1939-1942” (PhD dissertation, University of Chicago, 1977)

Fussell, Paul. Wartime: Understanding and Behaviour in the Second World War (New York: Oxford University Press, 1989)

Goodwin, Daniel C. “The Canadian Council of Churches: Its Founding Vision and Early Years, 1944-1964,” in Journal of Ecumenical Studies 41/2 (spring 2004), 47-72

Granatstein, J.L. and Neary, Peter, eds. The Good Fight: Canadians in the Second World War (Toronto: Copp Clark Longman, 1995)

Grant, John Webster. The Church in the Canadian Era (Vancouver: Regent Publishing, 1972)

Hamilton, Thomas James. “Padres Under Fire: A Study of Canadian Chaplain Services (Protestant and Catholic) in the Second World War” (PhD dissertation, University of Toronto, 1995)

Keshen, Jeff. Saints, Sinners and Soldiers: Canada’s Second World War (Vancouver: UBC Press, 2004)

Marshall, David B. Secularizing the Faith: Protestant Clergy and the Crisis of Belief, 1850-1940 (Toronto: University of Toronto Press, 1992)

Snape, Michael. God and the British Soldier: Religion and the British Army in the First and Second World Wars (London: Routledge, 2005)

 

  • 1. Jeffrey A. Keshen, Saints, Sinners, and Soldiers: Canada’s Second World War (Vancouver: UBC Press, 2004), 4.
  • 2. John Webster Grant, The Church in the Canadian Era (Vancouver: Regent College Publishing, 1988), 160.
  • 3. A Dictionary of Philosophy and Religion (New York: Continuum, 2010), 244.
  • 4. Michael Gauvreau et Nancy Christie, A Full-Orbed Christianity: The Protestant Churches and Social Welfare in Canada, 1900-1940 (Montréal: McGill-Queen’s University Press, 1996), 224.
  • 5. Archives and Research Collections Centre, D.B. Weldon Library, The University of Western Ontario, Records of the Metropolitan United Church, London, B5415, Western Archives, “Bulletins (1941).”
  • 6. "Thought of War Echoed in Sermons as Congregations Meet on Sunday,” Globe and Mail [Toronto], samedi 16 septembre 1939, 11.
  • 7. “The Second Half of Religion”, Globe and Mail [Toronto], mercredi 10 janvier 1940, 6.
  • 8. CBC Digital Archives, “Dear Dad: War is Everyone’s Concern,” National War Finance Program, programme radio diffusé le 27 décembre 1942.
  • 9. Voir Paul Fussell, Wartime: Understanding and Behaviour in the Second World War (New York: Oxford University Press, 1989), 164-180. Le chapitre intitulée “High Mindedness” examine la façon dont la guerre était présentée en termes de bien et de mal, et comment le soutien celle-ci était vu comme noble. Même si ses exemples renvoient aux expériences brittaniques et américaines, un comportement similaire existait au Canada. Voir ainsi l'introduction au livre de Keshen Saints, Sinners, and Soldiers pour une discussion historiographique sur la manière dont la guerre a été historisée au Canada.
  • 10. United Church of Canada Archives, Gordon Spence Maxwell fonds, 1986.276C, file 36, Sermons, “The Opportunities of the Day,” février 1940.
  • 11. Voir la correspondance extensive sur ce sujet dans Library and Archives Canada: Canadian Council of Churches fonds, MG 28 I 327, volume 1.
  • 12. A Dictionary of Philosophy and Religion, 72.
  • 13. Michael Snape, God and the British Soldier: Religion and the British Army in the First and Second World Wars (New York: Routledge, 2005), 188.
  • 14. Canadian Council of Churches fonds, volume 1, General Files, dossier 1, “Annual Meeting Minutes, 1944-47.”
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