L'éducation pendant la Seconde guerre mondiale

La Seconde guerre mondiale a eu des effets dans tous les aspects de la vie des foyers canadiens. Ce court essai va se concentrer sur l'éducation dans les écoles et les universités, dans la perspective d'explorer les relations entre la guerre et la scolarité. Dans les écoles élémentaires, les lycées et les universités, la guerre a affecté les effectifs, la disponibilité des enseignants et des professeurs, les cours et les cursus, les activités extra scolaires et la culture estudiantine. Elle a aussi débouché sur une militarisation des écoles avec l'incitation à des actions patriotiques telles que la collecte de fonds, le recyclage, l'épargne et la parcimonie comme autant de campagnes vues comme essentielles aux efforts de guerre sur le front intérieur. Au travers de leur éducation, les enfants, la jeunesse et les jeunes adultes ont appris ce qu'était cette guerre, ce qui leur a permis de donner du sens à leur rôle dans ce conflit global. L'examen des documents et des matériaux illustrant l'impact de la guerre sur l'éducation approfondit notre compréhension de la Seconde guerre mondiale.

Bien que les combats se soient déroulés outre mer, les répercussions de la guerre totale se sont fait sentir dans presque tous les aspects de la vie social, politique, économique de la nation. L'éducation n'a pas fait exception. En 1943, le Conseil des Ecoles Protestantes de Montréal indiquait que « la guerre a exercé un rôle dominant dans la vie et l'activité des écoles ».1  La même année, le ministre de l'Education de l'Ontario, George A. Drew, mettait en exergue la « tension nerveuse » de la guerre qui « continuait à exercer son influence sur tous les aspects de la vie scolaire de la province. » 2 De même, le rapport de la Conférence Nationale des Universités Canadiennes de 1942 soutenait que les universités avaient une « immense responsabilité » pour que quelque chose de « grand et de bon » sorte de ces « temps épouvantables. »  Il suggérait que cette guerre, plus que tout autre, exprimait un « urgent besoin de jeunes hommes avec un standard d'éducation précis » 3

Bien qu'éloignées des champs de batailles, les institutions éducatives canadiennes étaient affectées directement et indirectement par la guerre. Des milliers d'étudiants et de gradués de fraîche date des lycées et universités se pressaient vers l'enrôlement, leur noms recueillis avec soin et fierté par leurs Alma mater. Plus profondément, le conflit eut un impact sur la diffusion de la scolarité et sur la perception du rôle de l'éducation dans la société. Le détournement des fonds et des énergies gouvernementales vers l'effort de guerre a eu pour résultat la diminution des cours, la réduction des fournitures et des équipements et a retardé la construction des écoles supplémentaires rendues nécessaire par des effectifs plus important.

La guerre a eu un impact sur pratiquement tous les niveaux du cursus scolaire,  ainsi que, pendant sa durée, sur les sports, les activités des sociétés et des clubs et les événements sociaux. Dans le même temps, la crise de la main d’œuvre a affecté la formation des enseignants et a eu pour effet un manque de personnel. Une myriade de source révèle l'impact de la guerre sur l'éducation et sur l'expérience de la guerre de ceux qui étaient en rapports avec les institutions éducatives. Les rapports et les compte-rendus de réunion des conseils scolaires et de leurs bureaux témoignent du caractère très dérangeant de la guerre. Les guides et les circulaires des conseils scolaires démontrent que les éducateurs voyaient le système scolaire comme un des médiums principaux par lequel les jeunes Canadiens pourraient connaître le conflit. Les bureaux des conseils scolaires distribuaient des brochures sur la façon dont la guerre devait être abordée en classe et fournissait une liste des documents pédagogiques récents qui pouvaient y contribuer. Les événements du moment étaient incorporés au cours d'Histoire et de Géographie et les établissements d'enseignement professionnel se tournèrent vers les besoins de l'économie de guerre. Les journaux, les périodiques et les revues pédagogiques ainsi que diverses publications des facultés d'éducation identifiaient les enseignements importants qui pouvaient être tirés de la guerre et s'inquiétait de contrôler l'impact du conflit sur les expériences et l'apprentissage des élèves. Les albums de promotion et les journaux estudiantins publiaient des récits historiques et des fictions écrits par des étudiants pour mettre en lumière leurs expériences de la guerre.

L'examen de tels documents procure l'opportunité de comprendre les différents impacts de la guerre ainsi que les attitudes au regard de la scolarité, de l'enseignement supérieur entre 1939 et 1945. Ces sources révèlent aussi les manières dont l'éducation et l'apprentissage ont été le réceptacle d’événements extérieurs, permettant ainsi à l'historien de rendre compte des politiques scolaires dans le contexte plus large de la politique, des pressions économiques et sociales et des attitudes culturelles.
 De nombreuses questions émergent de cette abondance de sources, nous offrant des opportunités de la recherche et d'analyse. Comment ce regard sur l'éducation pendant ce conflit change notre compréhension de son impact? Que révèlent ces documents sur la façon dont la signification de la guerre était exposée aux enfants? Les guides sur les cursus scolaires et les politiques éducatives nous donnent la preuve de la censure et de la propagande en temps de guerre, mais souvent ces documents articulent aussi un engagement pour un système éducatif libre et démocratique qui doit faire contraste avec la mobilisation de la jeunesse par l'Allemagne nazie. Comment la perception changeante de la guerre se reflétait dans les salles de classes? L'examen de ces sources nous offre aussi une opportunité importante de conduire des études comparatives. Grâce à elles, l'historien peut comparer les réponses des écoles urbaines et rurales, des universités francophones comme anglophones. Les niveaux variables de participation aux activités patriotiques peuvent-ils être expliqués par des facteurs géographiques, linguistiques ou religieux?

Quatre modèles émergent de ces documents. Chacun d'eux exprime la compréhension que l'on peut tirer de ces matériaux liés à l'éducation. Premièrement, il est possible de voir ces sources comment la preuve de l'engagement des Canadiens dans l'effort de guerre au travers de leurs institutions éducatives. Deuxièmement, une analyse de l'introduction de la guerre dans les cursus et les leçons donnent la preuve que les écoles et les universités devenaient le premier moyen de compréhension de l'importance du conflit pour les enfants et les jeunes. Troisièmement, ces matériaux démontrent comment le soutien à l'effort de guerre a donné aux systèmes éducatifs une raison d'être supplémentaire et a modifié le rôle de l'éducation dans la société. Enfin, il est possible de regarder ces sources comme des exemples de l'expérience des enfants et des jeunes sur le front intérieur.

Les contributions des écoles et des universités à l'effort de guerre étaient considérables et variées. Les équipements se sont transformés en lieu de formation pour les personnels des services et industries liés à la guerre. Les élèves se rassemblaient dans le soutien aux actions caritatives et dans les campagnes de récupération et de recyclage, que ce soit celui du caoutchouc, des métaux, etc. Les écoles et les universités invitaient leur membre les plus proéminent à donner des conférences et chaque école se transformait en lieu de collecte de fonds. En 1945, les écoles élémentaires et les lycées de Toronto avaient donné plus de 12.000.000$ en matériel et en argent liquide.4 Les enseignants et les élèves organisaient des collectes de sang, travaillaient avec l'Ordre des filles de l'Empire, et faisaient la publicité des obligations de la Victoire et des timbres d'Epargne de guerre. Les élèves de sexe féminin organisaient des sessions de couture afin de fournir des fournitures pour les hôpitaux universitaires de la Croix Rouge, cousaient et tricotaient des articles pour les personnes en service actif et les enfants des crèches britanniques. Dans leurs classes d'art industriel, les élèves des écoles protestantes de Montréal ont produit 15.000 attelles pour la Croix Rouge et le District Militaire n°4 au cours de l'année scolaire 1942-1943.5 Quarante mille lycéens de sexe masculin ont travaillé, dans tout le Canada, à la réalisation de modèles réduits d'aéronefs de combats pour la formation des pilotes, des observateurs, et des canonniers du programme de Formation aérienne du Commonwealth.6 Les élèves les plus jeunes écrivaient des lettres aux soldats et fabriquaient des cadeaux de Noël pour ces derniers dans les projets artistiques des écoles.

Les élèves recevaient des cours sur la formation à la défense passive, les premiers soins, les soins à domicile et les précautions contre les attaques aériennes. Une formation militaire leur était aussi dispensée. La plupart des lycées ont rendu obligatoire le statut de cadet pour leurs élèves de sexe masculins qui répondaient aux exigences de santé. En 1939, le Conseil de Toronto déclarait obligatoire le service en tant que cadet pour les lycéens des grades supérieures et trois ans plus tard le Conseil scolaire protestant de Montréal instituait une formation obligatoire en tant que cadet de l'Air à tous les élèves mâles des niveaux 10 à 12.7 Ce dernier défendait cette décision en arguant que c'était le résultat d'une “demande populaire, une grande contribution à l'effort de guerre, la preuve de l'exemplarité des universités dans la mise en place de cours militaires obligatoires, et enfin, que la formation serait plus minutieuse en l'incluant dans le cursus de base.”8 En coopération avec le Ministère de la défense et le Ministère des Services de guerre, les universités canadiennes ont exigé des étudiants de sexe masculin de plus de 18 une formation militaire à partir de l'automne 1940.9 L'inscription dans un Corps-Ecole des officiers canadiens formation des officiers canadiens [COTC] remplissait cette exigence, permettant aux universités de maintenir cette formation militaire dans le cadre des activités universitaires.10

De nombreux documents rendent compte des considérables activités de guerre des étudiants.  Les rapports des ministères de l'éducation, les règlements spéciaux en temps de guerre, les journaux d'écoles et les livres de promotion, les albums souvenirs : tous détaillent le rôle des institutions éducatives. D'un tract produit par le conseil scolaire de l'Ontario pour la “Semaine de l'éducation” en 1940 aux programmes des cérémonies de graduation tout autant qu'aux discours des majors de promotion, l'historien peut trouver la preuve de la fierté que ces institutions prenaient à rappeler leurs efforts. Les élèves écrivaient qu'ils “avaient fait beaucoup pour rapprocher la victoire” et les directeurs s'émerveillaient devant les contributions importantes des membres de leurs écoles.11

Dans les écoles élémentaires et les lycées, ces activités étaient soutenues par le cursus commun et par l'incorporation de la guerre dans les leçons. Les textes et les instructions liés à la guerre devinrent de plus en plus nationalistes et mettaient l'accent sur la transformation de colonie en nation du Canada. Les écoles montraient les  productions patriotiques de l'Office National du Film et les élèves écoutaient les bulletins de guerre de Radio Canada. Les conseils scolaires distribuaient tracts et brochures avec des titres tels que “Education pour la Victoire en tant que guerre comme de paix” ou encore “La démocratie canadienne en action”. Les leçons d'Histoire et de géographie faisaient de plus en plus de place au développement du gouvernement, l'importance des liens entre le Canada et les Etats-Unis et à la participation du Canada à la guerre. En 1942, le Ministère de l'Education de l'Ontario a diffusé une brochure intitulée “Le chemin vers la guerre et la seconde guerre mondiale” afin d'expliquer aux élèves du Grade 13 l'importance et le sens de la guerre. Ce texte faisait de l'émergence du “nationalisme économique” et de la “menace nazie” les causes de la guerre. Le déclenchement de la guerre avait été retardée à tous prix, mais le monde devait  “décider si la barbarie totalitaire ou bien les lois, l'ordre et la sécurité devaient l'emporter”. Le texte se terminait sur l'idée que les déclarations de guerre, notant que la déclaration indépendante du Canada était “un pas important dans son développement en tant que nation.”12

La promotion d’activités liées à la guerre et les changements dans les cursus et les leçons était à la fois interne et externe aux institutions scolaires. Les écoliers, les enseignants, les directeurs, les superviseurs et le personnel administratif demandait qu'écoles et universités aient un rôle à jouer dans la victoire. Les présidents d'université  suggéraient des changements dans les cursus afin d'encourager la discussion sur “les grandes questions de civilisation entre nos mains.”13 Les publications et les journaux des conseils scolaires contenaient pléthore d'articles, d'éditoriaux, de lettres à la rédaction qui débattaient de l'importance d'enseigner ce qu'était la guerre aux élèves. Le super-intendant des écoles de Toronto, C.C Goldring écrivait ainsi : “L'éducation est un puissant instrument dans la formation du destin de l'humanité... Rarement dans l'histoire des hommes le besoin de citoyens éduqués n'était apparu aussi fortement qu'aujourd'hui.”14 “Ceux qui servent le mieux sont ceux qui sont le mieux préparés” ajoutait le Principal Allin du collège Jarvis de Toronto. “Ceci est pour vous, une formation scolaire préparatoire, et que vous joignez ceux qui sont outre mer ou que vous serviez votre pays dans ses frontières : vous devez être bien préparés.”15

Les écoles étaient inondées de demandes de collaboration à des initiatives patriotiques par d'innombrables organisations communautaires. Le soutien à la formation militaire vint du gouvernement fédéral, des divers branches des forces armées canadiennes, et des ligues nationales de cadet. L'Aviation Royale Canadienne et la Ligue des Cadets de l'air du Canada, fournissait un soutien pratique au mouvement des cadets de l'air dans les écoles en offrant l'équipement nécessaire et la formation des officiers.  “Il ne fait aucun doute”, pouvait-on lire dans le rapport annuel du PBSCM, “que l'excellence des cadets des conseils scolaires est due en grande partie à ce soutien enthousiaste”.16 Les universités coopéraient entre elles, au travers du CNUC, afin de répondre aux objectifs et aux priorités gouvernementales de ce temps de guerre et cherchaient à optimiser l'usage de leurs ressources, tels que leur main d’œuvre, leur expertise et leur formation.

La guerre « fournit aux élèves et aux jeunes les objectifs et les moyens d'accomplir de formidables services » soutenaient les éducateurs.17 Les activités scolaires de soutien à la guerre servaient deux objectifs. Ils aidaient à démontrer l'engagement envers l'effort de guerre mais aussi donnaient l'opportunité d'enseigner aux enfants les valeurs de l'épargne, du travail, de la persévérance et la nécessité de sauvegarder des traditions et des valeurs démocratiques. Bien qu'ils se plaignaient des circonstances, les éducateurs reconnaissaient que la guerre offraient la possibilité d'instiller en les jeunes Canadiens le sens de la responsabilité pour l'avenir de leur nation.

L'adaptation des cursus et des activités scolaires à l'effort de guerre n'allait pas sans controverse. Le débat éducatif atteint « une échelle inédite dans toute la nation » et les éducateurs tout autant que le grand public discutaient du rôle de l'éducation dans la société.18 Les partisans d'une éducation « pratique » et « utile » défendaient l'idée que l'éducation devait s'ajuster aux besoins de la guerre. Les éducateurs s'accordaient largement sur l'idée qu'ils devaient se concentrer sur l'effort de guerre pendant la durée de celle-ci. Les Présidents d'université reconnaissaient, par exemple, l'importance du rôle que l'université devait jouer dans la formation des hommes pour le service actif ou pour les activités liées aux industries de guerre. Néanmoins, certains craignaient que les universités ne deviennent des écoles professionnelles. Un président affirmait ainsi que l' « objectif normal » d'une université n'était pas « la formation mais l'éducation, ce qui est assez différent mais aussi une fonction plus importante. »19 Un autre indiquait que si « les universités devaient nécessairement s'adapter aux urgences du présent, elles ne devaient pas abandonner leurs rôles fondamentales ». Il poursuivait en disant qu'elles « devaient préserver la liberté de pensée et d'opinion, la liberté de questionner et rechercher, la liberté de culte et la tolérance pour tous les credo et les races et l'intégrité de notre tradition culturelle. »20

La guerre a rapproché les institutions éducatives et le gouvernement fédéral, l'école se plaçant au premier plan politique. L'usage multiple des institutions d'enseignement supérieur et les adaptations des écoles aux urgences nationales ont profondément modifié les relations entre le gouvernement fédéral et le monde académique. La guerre a exigé la production de savoirs scientifiques vitaux : l'exemple le plus frappant a été la création de la bombe atomique. La capacité de la recherche universitaire à développer des savoirs productifs a convaincu les décideurs politiques et le grand public de son utilité dans la défense et le développement économique du Canada. La scolarité a aussi été perçu comme essentielle à la réintégration à la vie civile des vétérans atteints psychologiquement. En coopération avec le gouvernement fédéral, le Département de l'Education de Toronto a établi un centre de réhabilitation et de formation pour les personnels démobilisés. Il était possible aux vétérans d'y suivre des cours de formation professionnelle et de remise à niveau dans les matières académiques afin de se préparer à une formation universitaire ou professionnelle.21 La Charte des Vétérans offrait une éducation universitaire gratuite, transformant la vie de plus de 54.000 d'entre eux et modifiant durablement la perception par le public de l'enseignement supérieur.22

Quelques uns des compte-rendus les plus intéressants sur l'impact de la guerre sur l'école sont venus des élèves eux-mêmes. Les livres de promotion et les journaux regorgeaient d'éditoriaux, d'articles, de questionnaires, de nouvelles, de poésie et de bandes dessinées illustrant le sens de la guerre dans leur existence. La guerre vue comme une aventure restait un thème populaire et démontrait l'excitation de jeunes hommes envers la militarisation de leurs écoles. Des élèves plus âgés exprimaient une compréhension de la guerre qui dépassait celle de la génération du début de la guerre. Ils transmettaient souvent leurs expériences personnelles, exprimant leur sentiment face à la perte d'une membre de la famille ou d'un ami. Certains élèves démontrait leur capacité à distiller de l'humour dans les discussions sur l'impact de la guerre sur leur vie quotidienne. La pénurie a inspiré à un élève cette blague : si la guerre durerait encore, ils finiraient par travailler sur des ardoises.23 La gravité de l'impact de la guerre dominait néanmoins les publications des élèves. En tant que jeunes cherchant à positionner leurs expériences dans un contexte plus large, ils comparaient souvent cette guerre à la précédente. « Cette fois-ci, c'est différent » écrivait le directeur du journal de Queen's, « Ceux qui abandonnent des plans chéris de longue date et se préparent à prendre part à ce combat démontrent la plus haute forme de courage, celui qui consiste à se résoudre à affronter des dangers que l'on connaît. »24

L'examen des sources et des matériaux concernant l'éducation et l'expérience des élèves pendant la Seconde guerre mondiale révèle l'impact culturel et social du conflit. Ecoles et Universités sont des données importantes dans l'étude de l'interprétation des causes de la guerre, de son impact et de son legs. En sus des publications liées à l'éducation et rapports des conseils scolaires, les affiches de propagandes, les journaux, les émissions de radio et de télévisions attestent tous du rôle signification des institutions scolaires en temps de guerre. A leur tour, les publications des élèves, comme les livres de promotion et les journaux, peuvent être utilisées pour analyser comment la compréhension et l'expérience de la guerre étaient diffusées et exprimées. L'attention portée à ces matériaux enrichit notre compréhension de la guerre et de son effet sur la vie des canadiens.

Anne Millar, Université d'Ottawa

Lectures conseillées

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